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30 mars 2011 3 30 /03 /mars /2011 15:12

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Les enfants fêtent les calendes de mai

Kala, ce sont les calendes, c'est-à-dire le premier jour de... Kala-Maeou calendes de mai, qui correspond aux jours de changement de saison puisque le calendrier celtique ne connaît que deux saisons, la saison sombre et la saison claire», expliquait, hier matin, Alain Salou, directeur artistique, lors des répétitions du groupe enfants de Bleuniadur au centre Michel-Colombe. Cette nuit-là, tout devient possible car les chemins sont ouverts entre monde des vivants et monde des morts, entre naturel et surnaturel. 

Fées, elfes et lutins... 

En Bretagne, le mois de mai est marqué par une grande animation dans les campagnes. La saison sombre laisse place à la saison claire et la nature s'éveille. Mais c'est aussi le moment choisi par les esprits pour sortir de leur monde et venir hanter celui des vivants. Hier matin, les jeunes chorégraphes, déjà étourdissants de maîtrise, s'étaient parés des attributs des fées, elfes et lutins. Ces petits êtres qui reviennent à la vie et dont la première tâche est de remettre le monde en couleur cette nuit du 1er mai. Ce mois du renouveau est favorable au sort et à la divination. Les chorégraphies, présentées hier, exprimaient les rites qui permettaient de savoir quel serait l'élu de son coeur, dans le Pays de Saint-Pol comme ailleurs. Le lait nouveau est arrivé. Les pas restituaient la hâte à le goûter chez le fermier le plus méritant. Pas de chance en revanche pour ceux qui était sensés porter malheur: ils étaient chassés et battus...

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 18:56

Le meilleur exemple que l’on puisse donner de la danse assimilée à une technique de travail est assurément celui de « l’aire neuve ». Il s’agissait en un premier temps de défoncer la vieille aire à battre, d’y déverser des charrettes de terre glaise et des tonnes d’eau, de brasser le tout jusqu’à en faire une boue parfaitement homogène. Ce résultat obtenu on laissait passer quelques semaines. Alors, un peu avant que la boue ne fût tout à fait sèche, le fermier faisait annoncer par le crieur public qu’une « fête de l’aire neuve » (fest al leur nevez) aurait lieu chez lui à telle date. Indépendamment des voisins, parents et amis qu’il avait personnellement invités, il était assuré de voir affluer au jour dit une foule de gens, connus et inconnus, prêts à se dépenser sans compter, pour leur plaisir en même temps que pour son service. Il avait eu soin, bien entendu, de retenir des sonneurs ou chanteurs appréciés pour leur aptitude à faire danser. Il s’était assuré que ses visiteurs trouveraient à se rafraîchir auprès de débits ambulants, attirés par la perspective d’une clientèle si nombreuse. Lui-même, aidé de ses voisins, avait préparé, en pain, crêpes, beurre, lait caillé, cidre, café, eau de vie, de quoi soutenir les forces de ses invités. Quelques auteurs anciens font état d’un défilé d’ouverture assez solennel, binious en tête, autour de l’espace à piétiner. Plus près de nous, la première danse montrait encore une certaine solennité, avec une étiquette propre variable suivant les lieux. Après quoi les danses succédaient aux danses, coupées d’intermèdes de lutte bretonne et de concours divers. Aux premières, les danseurs enfonçaient parfois jusqu’à la cheville. La boue giclait et tachait les costumes de fête. Nul pourtant ne se fût dérobé sans honte au devoir commun, et les vieux, les premiers, tenaient à donner l’exemple. Peu à peu le sol se tassait, devenait ferme, et le plaisir véritable commençait à l’emporter sur la corvée. Le soir, quand s’éloignaient les derniers danseurs, le fermier contemplait son aire rénovée, lisse, plane, élastique et dure, prête à sonner sous les fléaux.

Jean-Michel Guilcher


                                                             Dessin d'Olivier Perrin, 1844
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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 15:27

Il existe en Bretagne de nombreuses coutumes et croyances, d'origines chrétiennes ou payennes, ayant trait à la fête de Noël. En voici quelques-unes, raportées par François Sauvé et Paul Sébillot au 19ème siècle.

Pendant la messe de minuit, au moment de la consécration, une chandelle s'allume partout où un trésor est caché. A la même heure, l'eau des puits et des fontaines se change en vin.

Autrefois, la veille de Noël, on mettait dans l'âtre une bûche neuve qui devait brûler sans interruption jusqu'au nouvel an, ou jusqu'à la fête des rois. On raconte que le tison de la bûche de Noël préserve de la foudre. On en mettait donc sous les lits pour  protéger la maison des colères du ciel.

Pendant la nuit de Noël, à partir de l'heure de minuit, les animaux domestiques conversent entre eux dans le langage des hommes. Malheur à l'imprudent qui chercherait à surprendre le secret de leur entretien, car il entendrait les animaux lui annoncer sa propre mort.

Or, il y avait une fois un homme qui ne voulait pas croire aux contes de bonnes femmes. Il avait entendu dire que les bêtes parlaient la nuit de Noël, et il résolut d'éprouver par lui-même la vérité de ce dicton. Il alla dans son écurie et entendit un de ses chevaux qui disait à l'autre :

- Dépêche-toi de manger, camarade.

- Pourquoi? répondit l'autre.

- C'est pour aller demain conduire ton bourgeois au cimetière.

La prédiction se réalisa, car l'homme mourut aussitôt, il fut porté en terre par ses bêtes.

         

         Dans la nuit de Noël, on raconte que des mégalithes changent de place. Dans certains endroits, on a vu des menhirs qui vont boire au ruisseau quand les cloches sonnent la messe de minuit. D'autres menhirs sont soulevés par des oiseaux et laissent apparaître un trésor.

En Haute-Bretagne, il y a un marais près d'une fontaine où, d'après la tradition, sont enfouies des cloches qui sonnent toutes seules pour appeler à la messe de minuit le 25 décembre.

Autrefois, on chantait beaucoup à Noël. Chaque année, dans certains villages de Haute-Bretagne, les rois mages revivaient dans la personne de trois jeunes gens de la commune, qui revêtaient leurs habits de fêtes et les couvraient de rubans pour annoncer la venue du messie, le soir, dans les chaumières.

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17 janvier 2007 3 17 /01 /janvier /2007 15:10

Tout au long du mois de décembre, la section enfantine de Bleuniadur a exploré les coutumes et traditions de Noël. Cela a commencé par un tour de l’Europe où dans chaque pays, les enfants ont découvert des traditions plus surprenantes les unes que les autres.

De l’Europe, ils sont passés aux différentes provinces de France, découvrant ainsi à la fois des traditions communes à la Provence, la Bretagne, l’Alsace, l’Auvergne et le Dauphiné, mais aussi des coutumes spécifiques à chaque culture qui les ont quelquefois surpris mais qui ont toujours éveillé leur curiosité. Ce tour des usages autour de l’avent et des fêtes de Noël s’est terminé bien entendu par la Bretagne. Les traditions de la basse et de la haute Bretagne ont été visitées à tour de rôle et ce fût l’occasion de nombreux échanges entre les enfants et leurs familles.

A la dernière répétition avant les vacances, Pierre, jeune danseur du groupe réserva une surprise à ses camarades en apportant les gâteaux de noël traditionnels d’Autriche, pays de sa grand-mère. Ces gâteaux ont été dégustés par l’ensemble du groupe d’enfants, auquel s’est joint le groupe Adolescents et les parents dans une sympathique ambiance d’échange et de convivialité.

     

 

Ils faut dire que si les gâteaux étaient délicieux, il y en avait un en particulier qui était cher au cœur de Pierre et de sa famille : c’était celui qui s’appelle le « François Joseph », réalisé d’après une recette de la grand tante de la maman de Pierre qui était cuisinière de l’empereur d’Autriche. Dans ces gâteaux, on y trouve des dates, des figues, des pruneaux, de la cannelle, des pignons de pins et bien d’autres ingrédients que nous ne dévoilerons pas ici, secret de famille oblige.

 

En cette nouvelle année, meilleurs vœux à tous pour 2007, et merci à vous pour l’investissement que vous mettez dans le fonctionnement du groupe.

Alain SALOU

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