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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 18:53

zzzz 106

 

Cette pièce, présentée récemment à l'Hôtel des ventes de Morlaix, est un superbe et rare couple en faïence de Quimper de la maison Henriot. Le sujet en est deux danseurs de Saint-Brieuc, réalisé par Robert Micheau-Vernez (1907/1989).

Ce qui est intéressant dans ce couple, c'est que l'on a affaire à deux créateurs successifs pour aboutir au résultat présenté. Le premier est bien sûr Micheau-Vernez avec la patte qu'on lui connaît et cet art d'illustrer au mieux le mouvement. Le second est René-Yves Creston puisque le sujet s'appuie sur le costume de Saint-Brieuc, revisité et stylisé par Creston dans les années 1960-70 pour le cercle de Saint-Brieuc. On trouvera d'ailleurs ce costume photographié, pratiquement dans la même position sur le premier tirage de la monographie de Pierre-Jakez Hélias consacrée au costume breton.

Deux grands artistes de la culture bretonne très innovante des années 1960 à 1980 se trouvent donc unis dans un même œuvre, pour un résultat dans la tradition des arts décoratifs d'Henriot et des Seiz Breur.

Autour de ce couple, dont le prix s'est bien sûr envolé aux enchères, trois artistes majeurs de Bretagne sont impliqués.

 

Alain SALOU

Directeur artistique de Bleuniadur


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18 janvier 2012 3 18 /01 /janvier /2012 16:30

Créé en 1937, le Ballet Moïsseïev a eu 75 ans et était en tournée à Paris en décembre 2011 (lire la critique dans Libération).

C'est l'occasion de (re)découvrir Igor Moïsseïev (1906-2007) et quelques une de ses chorégraphies en vidéo.

 

Voici la vidéo officielle de présentation du ballet (15'22), avec un historique et des éléments biographiques concernant Igor Moïsseïev.

 


 

Pour aller plus loin, quelques "classiques", parmi les 200 chorégraphies créées par Moïsseïev pour son ballet.

 

"Gopak" (suite ukrainienne) est presque toujours le final des spectacles de la compagnie :

 


 

"Danse de matelots" :

 


 

 

Et pour terminer, "Les Partisans".

Cette suite évoque des guérillas durant la Seconde Guerre Mondiale. Dans la première partie, les Partisans galopent à travers la plaine dans leurs longs manteaux noirs. La deuxième partie représente des moments de combat à travers des danses très spectaculaires.

 


 
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 15:01

Nous étions l'an dernier au Festival International de Gannat.
Le mardi 22 juillet 2008, nous avons participé au symposium international « Les traditions : de la vie à la scène ».

Le programme était le suivant :

"Il s’agit lors de cette journée de réflexion de réunir experts, anthropologues, chorégraphes,

acteurs culturels, etc. afin de se poser la question du rapport aux sources et de leur exploitation.

De la tradition vivante et en mouvement, comment passe-t-on à la mise en scène, comment

éviter l’écueil de la caricature ? Où sont les limites de l’exploitation marchande des biens

culturels ?"

Sur les trois temps de réflexion ponctuant la journée, nous avons contribué à répondre à la première :

« De la tradition au spectacle vivant » : comment passer des pratiques traditionnelles à la

scène sans stigmatiser les pratiques vivantes ? Quelles réflexions, méthodes, travail sur les

sources doivent accompagner ces mises en scène ? Comment accompagner la création dans le respect du Patrimoine Culturel Immatériel ? Comment la création peut accompagner les traditions sans les vider de leur sens ?

 

 


Les interventions sont résumées sur le site du Conseil Européen de la Musique.
Présentation des intervenants
Résumé des interventions (1ère partie)


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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 15:55

Pour compléter l'article publié précédemment sur la danse contemporaine (voir l'article), voici une autre approche, proposée par Laurence Louppe, dans son livre Poétique de la danse contemporaine (2004, pp. 36-37)

                                                                                        Signes de Carolyn Carlson

Pour moi, il n’existe qu’une danse contemporaine, dès lors que l’idée d’un langage gestuel non transmis a surgi au début de ce siècle: mieux, à travers toutes les écoles, je retrouve, peut-être pas les mêmes partis pris esthétiques (ce qui a peu à peu, dans ce travail, perdu son importance) mais les mêmes « valeurs » : valeurs subissant des traitements parfois opposés, mais à travers eux toujours reconnaissables (ce qu’une Françoise Dupuy appelle très bien les “fondamentaux de la danse contemporaine”), l’individualisation d’un corps et d’un geste sans modèle, exprimant une identité ou un projet irremplaçable, « production » (et non reproduction) d’un geste (à partir de la propre sphère sensible de chacun - ou d’une adhésion profonde et voulue au parti pris d’un autre). Le travail sur la matière du corps, la matière de soi, (de façon subjective ou au contraire en fonctionnant sur l’altérité) ; la non-anticipation sur la forme (même si des plans chorégraphiques sont arrêtés à l’avance comme chez Bagouet ou Lucinda Childs), l’importance de la gravité comme ressort du mouvement (qu’il s’agisse de jouer avec elle ou de s’y abandonner).


                                                                                              Bamboo Blues de Pina Bausch

Des valeurs morales aussi comme l’authenticité personnelle, le respect du corps de l’autre, le principe de non-arrogance, l’exigence d’une solution ‘juste’ et non seulement spectaculaire, la transparence et le respect des processus et des démarches engagés. […]

L’important est de savoir que ces ‘valeurs’ n’ont pas changé. Que quand elles s’absentent, quelque chose de contemporain s’évanouit ou se perd, et n’est, à ce jour, remplacé par rien d’autre, sinon le formalisme ou la modélisation sur des acquis reproduits.

 

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8 avril 2006 6 08 /04 /avril /2006 10:11

              Dans le prolongement de l’article en hommage à Jean Guihard, voici quelques photos du Cercle Celtique de Dinan qui viennent compléter le parcours du chorégraphe et l’histoire du groupe du Poudouvre. Un grand merci à René Guéguen pour ces photos.

Dinan - Années 1970

C’est au groupe du Poudouvre à Dinan que Jean Guihard entamera sa démarche chorégraphique, qu'il affinera ensuite à Quimper. On retrouve ici, dans les années 1970, deux éléments de l'approche scénique : le costume stylisé et la caractérisation sexuée de la danse traditionnelle.

René et Marie-Claire Guéguen

Les véritables successeurs de Jean Guihard à Dinan. Ils ont su prendre la relève, puis apporter un langage original au groupe du Poudouvre dans les années 1970-80. L’élégance de ce couple a servi de modèle à nombre de danseurs. La confrontation Saint-Brieuc-Dinan sera un moteur fort de l'évolution de la danse bretonne sur scène des années 1970-80. Avec Orvault et les groupes de la région parisienne, leur vision régnera sans partage sur la mise en scène de cette époque.

Groupe du Poudouvre de Dinan - Années 2000

Le Cercle de Dinan s'est progressivement détaché des influences Guihard pour se rapprocher de l'école Rennaise. Ce phénomène s'est accéléré dans les années 2000, époque de la photo.

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5 avril 2006 3 05 /04 /avril /2006 15:28

Une ode au corps et au moi 

             

             Les différents styles de danse sont souvent assez cloisonnés et vivent généralement les uns à côté des autres sans se connaître ni se côtoyer. Les danseurs de tradition bretonne n’échappent pas à ce principe et connaissent mal le classique, le jazz ou même les autres danses traditionnelles. L’histoire de la mise en scène de la danse bretonne est pourtant marquée de rapprochements plus ou moins importants vers la danse contemporaine, et ces dernières années se sont multipliées diverses expériences, plus ou moins réussies, d’interventions de chorégraphes contemporains dans des groupes bretons. Certains ballets bretons ont compris ce que la danse contemporaine, dans sa réflexion sur la gestuelle et la mise en scène, pouvait apporter à la modernisation de notre tradition scénique. Cet apport est pourtant difficile à conceptualiser, car la danse contemporaine ne se laisse pas décrire facilement. Au-delà de la danse, c’est surtout un art contemporain qui, au même titre que la musique ou la peinture, possède ses codes propres, et donc nécessite des grilles de lecture pour qui veut l’appréhender.

           Pays de danse, la Russie connaît actuellement un développement remarquable de la danse contemporaine. Elle suscite donc un certain nombre d’interrogations auxquelles tente de répondre un journaliste dans un article paru dans Ogonioc, un journal de Moscou, et publié dans le Courrier International du 23 juin 2005. J’en retranscris ici des extraits qui peuvent éclairer l’amateur de danse.

            

            Démocratique, spontanée, proche des émotions de l’homme moderne, la danse contemporaine connaît un essor particulier en Russie. Elle pallie l’impossibilité de dire à l’aide des mots ce que, pourtant, l’individu ne peut taire.

             La danse classique est à l’érotisme ce que la danse contemporaine est au sexe. Autant l’art académique s’efforce de dissimuler les aspects trop humains, autant la danse contemporaine les met en avant. Le principe du ballet c’est l’aspiration à l’harmonie, à un idéal de beauté et de proportions ; alors que la danse contemporaine joue sur la discordance et l’absence de normes et pose des questions qu’elle laisse sans réponse.

                       Le ballet classique : recherche d'harmonie et d'un idéal de beauté.

             La danse contemporaine nous affirme que les princes charmants et les cendrillons n’existent plus, qu’il n’y a que des gens ordinaires bourrés de complexes. Au lieu d’un jeune cygne, elle nous offre un homme au regard halluciné qui grimpe aux murs, patauge à quatre pattes dans du sang, chute et se relève. Nul besoin de nous expliquer, à nous qui vivons en ce début de XXIe siècle, qui est cet homme. C’est nous-mêmes. La danse contemporaine est le ballet classique des 20-30 ans. La danse contemporaine est le plus libre des arts, un art dont la règle d’or est d’enfreindre toutes les règles.

          V - Mark Morris Dance Group, une compagnie new-yorkaise qui mène une démarche passionnante.

             Le spectacle Nos huit différences de Dana Bouzovkina et Taras Bournachev, donné au Théâtre de la lune [à Moscou], est la création la plus retentissante du moment. Huit combinaisons relationnelles entre un homme et une femme. La salle est désemparée, effarée, accablée. “Je crois que j’ai compris pourquoi je t’ai épousée”, murmure à sa femme un spectateur assis près de moi.

            Eh oui ! Il y a de l’humain dans la danse contemporaine. Et voici ce qu’il n’y a pas.

1. Pas d’exercices épuisants à la barre de 9 heures à 18 heures. Contrairement aux danseurs classiques, les danseurs contemporains ont généralement eu une enfance normale, loin des prisons académiques portant des noms de ballerine et communément appelées “écoles de danse”. Ainsi, les yeux de ces danseurs (habituellement nommés “performeurs”) brillent d’une lueur égale, claire, dans lesquels on ne lit pas la terreur de l’échec, de la faute, alors que les danseurs classiques ont toujours cet air traqué de caniches en promenade.

2. Ni pointes ni tutus. Cela ne surprend plus de nos jours, car le ballet classique commence lui aussi à se délester peu à peu de son attirail conventionnel. Dans la danse contemporaine, le principe a dès le début été de présenter le danseur sur scène... pas tout à fait comme au jour de sa naissance, mais fagoté comme l’as de pique. En chemisette à carreaux. En robe de chambre. Et toujours pieds nus. Les pieds nus sont l’emblème de la danse contemporaine.

             

Des vêtements du quotidien à la nudité : le costume... ou son absence participe à la réflexion sur le corps.

 

 

3. Dans les spectacles de danse contemporaine, il n’y a pas d’intrigue au sens traditionnel du terme (le prince va bondir, enlever Cendrillon, et tout le monde va danser de joie). Ici, le sujet est intérieur, il se développe de manière systémique et non linéaire.

4. D’une danseuse de danse contemporaine, il est impossible de dire avec des trémolos dans la voix : « Looorsqu’elle daaansait au Booolchoi ». Leur présence au Bolchoï ne peut se concevoir qu’à titre exceptionnel, pour la cérémonie des Masques d’or [récompensant les meilleurs spectacles]. Sinon, les danseurs se produisent dans des salles polyvalentes, des usines désaffectées, lors de défilés de mode ou simplement dans la rue.

5. Il n’y a pas de danseurs de second plan, ni de corps de ballet. Chaque artiste est le personnage principal. Cet art égoïste et individualiste est pétri de narcissisme. Le thème essentiel de la danse contemporaine, c’est “moi”, “moi et le monde”. Personne n’est remplaçable : si on change un danseur, le spectacle tout entier s’en trouve transformé.

 

            Avec Merce Cunningham, chaque danseur devient un centre (Merce Cunningham Dance Company).

 

6. La taille, le poids et le physique du danseur n’ont aucune importance. Alors que, pour la danse classique la notion d’apesanteur est primordiale, le danseur contemporain sait combien pèse son corps, combien pèse son bras, et tous ses mouvements l’expriment.

7. Pour la danse contemporaine, nul besoin d’un diplôme de chorégraphie. On peut se passer de tout diplôme. Il suffit d’avoir des bras, des jambes... et une tête.

                                              "Shazam" de Philippe Decouflé, une utilisation de la vidéo en danse.

           

             D’ailleurs, l’appellation “danse contemporaine” n’est ni exacte ni définitive. Cet art se distingue par le fait que les règles qui le régissent ne sont pas encore établies : c’est un art expérimental, chose rare de nos jours. Le vrai héros de la danse contemporaine est le corps humain. En lieu et place des décors, des constructions étranges voire une installation vidéo. “Le performeur ne représente rien ni personne”, explique la critique Natai Kourioumova. “Il n’est ni plus ni moins qu’un corps dans le présent. Idéalement, la danse contemporaine aspire à sortir du cadre de l’art pour devenir un outil de connaissance de soi et de développement de la personnalité.”

Tensile Involvement - Alwin Nikolaïs, chorégraphe et pédagogue, a marqué profondément la danse en France.

              Aujourd’hui, la plupart de nos divertissements sont conçus en dehors de nous, dans le secret des bureaux des producteurs. La danse contemporaine russe, elle, comme tout art authentiquement populaire, s’est développée seule. En Occident, elle a surgi au milieu du XXe siècle, et en Russie, dans les années 1980. Soudain, dans différentes villes, des gens ont souhaité s’exprimer avec leur corps, mais d’une manière nouvelle.

                   José Limon a eu une influence considérable sur la danse aux Etats-Unis et en Europe.

              La danse contemporaine est un art nerveux, spontané, l’art de la dernière chance : son apparition coïncide avec cette impossibilité de dire à l’aide des mots tout ce qui nous arrive et qu’on n’a plus la force de taire. C’est alors qu’on laisse parler le corps. Ainsi naît la danse contemporaine rappelant le ballet dans sa forme, le théâtre par sa tension intérieure et la musique symphonique dans son fonctionnement par associations. Les mots clés pour en discuter: Martha Graham, José Limon, Merce Cunningham, les “12 non” de la Judson Church (un anti-code des lois des performeurs actuels, dont le principe essentiel est : “Allez vous faire voir avec votre Lac des cygnes”).

                             Martha Graham, une des plus grandes figures de la danse moderne américaine.

              En quoi consiste la danse contemporaine ? C’est un creuset qui rassemble tous les procédés artistiques que l’humanité a créés depuis les origines (de la danse folklorique au ballet, en passant par la pantomime, le yoga, le tai-chi) plus de la vidéo, du théâtre, de la musique, du graphisme. Quel est l’intérêt de mélanger tout cela ? Le langage du ballet ou de la danse populaire ne permettait pas d’exprimer toute la gamme de sentiments et d’émotions dont déborde l’être humain d’aujourd’hui. Dans un contexte de solitude mondiale, celle de l’homme de notre temps, pris dans les griffes de la société de consommation, une ballerine qui compte la mesure ou un acteur qui déclame les répliques des Trois Soeurs n’apporte pas de réponses à nos questions. Or c’est ce que nous cherchons.

L'Afrique : de la danse traditionnelle (ici dans un village Zulu) à la danse contemporaine.

             

 

 « Epitaphe pour Barbie et Ken. Implantation de système sanguin. Ken verse le sang... à suivre »” « Tout ce que j’ai en moi, je l’ai maintenant. Cela signifie que je peux ouvrir à tout instant n’importe quelle porte de mes pièces intérieures. » « C’est une histoire où l’enquêteur, le criminel et la victime sont mon propre corps » (extraits de programmes présentant les spectacles de danse). Si la danse classique est une façon de s’exprimer avec le corps, la danse contemporaine est une façon de réfléchir avec le corps. Tout homme qui souhaite se faire mieux comprendre s’aide inconsciemment de ses mains, dessine dans l’air des ellipses et des cercles. Notre corps est bien plus intelligent que notre cerveau, il sait mieux que nous ce que nous voulons dire exactement. Demandez à votre amie, le matin, avant qu’elle parte au travail, de décrire par gestes ce qu’elle pense de la réunion avec son chef qui va lui demander le rapport financier de l’entreprise. Je vous garantis que vous en retirerez un vif plaisir. Vous comprendrez que la passion vit encore dans son corps délicat.

 

La compagnie Sankai Juku.

Le butô : danse contemporaine au Japon.

 

 

 

             L’association d’idées est la seconde particularité de la danse contemporaine. Personne n’explique au spectateur ce qu’il est en train de regarder. Il est même impossible de dire exactement de quoi il retourne. Le spectacle est bien sous-tendu par une idée, mais allez donc savoir ce que signifient les oranges qui roulent sur la scène. C’est à chacun de tirer ses conclusions. Ou de rester dans le vague. Enfin, la danse contemporaine offre (avec la musique) le plus de place à l’interprétation personnelle. Les représentants des arts classiques considèrent encore la danse contemporaine comme un jeu puéril. Il se pourrait pourtant que cet art préfigure tous ceux du XXIe siècle. Les spécialistes de la culture observent que toutes les formes d’art semblent tendre à une fusion totale. Si tel est le cas, la danse contemporaine, avec sa souplesse et son caractère démocratique, a toutes les chances de devenir le terrain où édifier une nouvelle Babylone des arts.

 

 

 

"Writings on Water" de Carolyn Carlson, une des fondatrices de la danse contemporaine en France.

 

             La génération des 20-30 ans, pour qui l’art n’est pas que beauté figée, mais véritable pratique, pourrait faire de la danse un programme d’apprentissage grandiose pour “travailler le monde”. Le volume d’informations que nous recevons augmente chaque jour ; le problème principal est leur sélection. Comment choisir ce qui est nécessaire, comment retenir ces myriades de chiffres, de faits ? Nous avons besoin d’une intuition développée, d’une intelligence visuelle, d’un mode de pensée par associations. Aujourd’hui, développer ces capacités ne demande pas forcément de fréquenter des séances d’entraînement et des séminaires : l’art contemporain, dont la danse, nous offre cette possibilité pour presque rien.

 

                   Parce qu'il a su toucher un large public, Maurice Béjart symbolise, pour beaucoup, la danse contemporaine.

                  Si la gestuelle minimaliste et l'utilisation de la musique concrète l'ancrent dans la modernité, son langage chorégraphique fait pourtant de lui un "néo-classique".

 

 

Merci à Laurent Pailler pour ses photos : www.laurentpaillier.net

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