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1 octobre 2005 6 01 /10 /octobre /2005 00:00

               Avant le début du spectacle "Ololé", le 24 septembre à Saint-Pol-de-Léon, Frédérique, l'éclairagiste, est allé faire un tour dans les coulisses et a pris quelques clichés pendant l'habillage. Merci pour ces photos !

              

                  Alexia                                                                                           Alice

 

        

                    Annaëlle                                                                            Anne-Hélène

 

            

                          Fabienne                                                  Anne-Laure, Maëla et Viviane

 

 

             

                            Julie                                                                          Laura

 

            

                            Liza                                                               Maëla

 

        

                                  Solenn                                                             Viviane

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3 septembre 2005 6 03 /09 /septembre /2005 00:00

Portes ouvertes 

Samedi 10 septembre

 

10h-12h et 20h-22h30

Au Centre Michel Colombe à Saint-Pol-de-Léon

C'est l'occasion de : s'incrire, découvrir le groupe, nous rencontrer, se renseigner, voir comment se passe une répétition.

On peut s'inscire à tout âge (à partir de 7 ans), que l'on soit débutant ou confirmé

Cours et répétitions

Le samedi à 10h

Enfants (7-11 ans) Adolescents (12-15 ans)

Le samedi à 20h

 

Groupe Adultes

(à partir de 15 ans)

Le mercredi à 20h30

Adultes quadra

 

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30 août 2005 2 30 /08 /août /2005 00:00

Ololé

Le samedi 24 et le dimanche 25 septembre 2005, Bleuniadur présente au Théâtre Sainte Thérèse de Saint Pol de Léon sa dernière création intitulée « Ololé ».

 

« Ololé » est une onomatopée utilisée dans nombre de chants de bergers en Basse Bretagne. C’est aussi une technique d’appel et d’identification utilisée par ces mêmes bergers lors de leurs journées de travail.

 

Le spectacle vise à recréer et revisiter cet univers sonore, aujourd’hui disparu, au travers de ses fonctions utilitaires et ludiques, qui inclut également la « dañs ar bleiz », danse pratiquée par les bergers et dont le bruit visait à éloigner les loups des troupeaux.

 

Dans la création "E tal an tan", le volet traité était une coutume particulière traitant des pâtres et des bergers dans les communes de Gouézec et de Saint-Thois. Ce nouveau spectacle traite de l’univers des bergers en général.

 

Partant dans cet univers particulier et onirique, où l’espace-temps est infini, nous est venue l’idée de rapprocher ces éléments intemporels des sources connues et identifiées des danses de Basse-Bretagne. C’est pourquoi nous avons fait appel à l’ensemble de cuivres Bicinia dirigé par Gilbert Gonzalez pour accompagner une partie du répertoire présenté. Ceci permet de retrouver à nouveau un univers sonore identifié et très particulier, où se rencontreront à la fois les sources de la danse et leur développement supposé ou identifié comme tel.

 

Les danses exposées lors de cette création sont des danses rarement présentées en public par les groupes de danses en Bretagne à l’heure actuelle. Le répertoire très typé, volontairement sélectionné avant 1914, permet de découvrir des merveilles de technique et de style qui mettent en avant les travaux des principaux collecteurs de la danse en Bretagne, (Docteur Tricoire, Abbé Blanchard, Simone Morand, Georges Paugam, Jean-Michel Guilcher et l’ADP France, Loeiz Ropars, etc.…).

 

Entre autre, on pourra découvrir une profusion es dañs ar bleiz, des gavottes de Scrignac, de Bolazec, de Callac, de Gouézec, des bals à quatre de Trégourez, les bals à huit de Saint-Thois, l’En avant deux de la Chère, des hadjoukettes, des rondes de Rhuys, des dañs ar sourd, des grands danses du Trégor et une centaine d’autres enchaînées dans la fougue d’une tempête d’équinoxe ou la douceur de l’ondoiement d’une feuille à la surface d’une fontaine. Le tout sera rythmé par le chant et les appels des danseurs, recréant pour l’occasion les univers fantastiques des récits de bergers.

 

C’est à nouveau dans une communauté très particulière que Bleuniadur vous invite à voyager, un univers qui se situe à mille lieues de notre dernière création maritime avec les Boulinérien de Plozevet. Cette nouvelle création vous fera voyager en Bretagne à travers l’espace et le temps et permettra de voir encore une fois que les sociétés paysannes européennes ont des fondements communs. Ces sociétés ont des codes de vie et des univers qui sont à la fois étrangement semblables et pourtant très marqués par des particularismes qui préservent l’identité de chacun.

 

                        Le 24 et 25 septembre 2005, l’Ensemble Bleuniadur est à découvrir dans un des ces grands moments d’émotion et de partage qu’il sait si bien créer.

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25 août 2005 4 25 /08 /août /2005 00:00

Episode 1 : En route !

                   Confolens est un festival que nous préparons depuis longtemps. C’est à l’issue de la soirée « France » à laquelle nous avions participé en juin 2004 aux Sacres du Folklore de Reims que Philippe Beaussant, le directeur du festival, nous a dit que nous pourrions venir à Confolens.

 

 

                  Confolens est une petite ville de 3000 habitants qui est devenue, grâce à l’énergie de son Président, Henry Coursaget, un des hauts lieux en Europe et au-delà, des danses et musiques du monde. C’est aussi là que le CIOFF (Conseil International des Organisations de Festivals de Folklore reconnue par l'Unesco) a été créé, encore à l’initiative d’Henry Coursaget. 

Nous avons déjà eu l’occasion, en 2004, de découvrir le festival. Nous revenions de tournée en Italie et le festival nous avait invité à découvrir les sites et à assister à un spectacle. L’invitation avait été confirmée pour l’édition 2005 et Philippe et Henry souhaitaient nous montrer le festival pour nous permettre de le préparer au mieux. Le secrétaire général de la mairie, Marc, est un Breton d’Auray. C’est lui qui nous a fait visiter Confolens l’an dernier. Nous avions tous été impressionnés par l’infrastructure, la taille de la scène et le nombre de places assises et aussi par la force et le dynamisme d’Henry Coursaget. Nous avions assisté à une belle (mais fraîche et un peu pluvieuse) soirée « mosaïque » où se retrouvaient pour un spectacle un groupe d’Arménie et un groupe Québécois.

C’est cette année la 48e édition d’un festival qui se veut « un festival populaire qui marie les folklores des cinq continents pour servir la fraternité entre les peuples. » En 2004 les spectacles avaient attiré 35 000 spectateurs et plus de 150 000 visiteurs au festival.

 

En partant, nous savons à peu près ce qui nous attend. Les spectacles doivent présenter des groupes de Futuna, Afrique du Sud, Mexique, Chypre, Egypte, Uruguay, France (Lo Gerbo Baudo de Confolens et Bleuniadur pour la Bretagne), Russie, République des Tchouktches (Sibérie), Corée du sud, Lituanie, Palestine, Panama. Tous ces ensembles folkloriques ont été sélectionnés à travers le monde par le réseau du CIOFF. Aux groupes aussi d’assurer l’animation du « festival OFF » qui offre des animations pour le public : défilés-parades, animations de rues, de bars, de cafés, cabaret avec ambiance bodega, village du festival.

 

On part aussi avec l’envie de profiter des concerts à l’affiche du festival : JIMMY CLIFF le mardi 9 août, et « Les yeux noirs »le vendredi 12 août.

 

Confolens, c’est sans doute le festival de musiques et danses du monde qui a le niveau artistique le plus élevé de France. Il fallait donc s’y préparer sérieusement. Certaines chorégraphies nouvelles avaient été prévues pour la taille monumentale du plateau. Un stage de deux jours et un spectacle à Lesneven le dimanche précédent avaient permis d’affiner le programme rodé tout l’été. Nous avions défini les responsabilités dans le groupe et il restait à chacun de préparer des costumes et ses bagages avant de se mettre en route.

 

Mardi 9

 

On prend la route tôt le mardi matin. Nous sommes trente danseurs, un technicien, trois musiciens et deux chauffeurs. Nos chauffeurs, Jean-Yves et Jean-René ont l’habitude des tournées avec nous et nous savons que nous pouvons leur faire confiance. C’est un grand atout dans certains festivals où il y a beaucoup de transports et de manipulations de matériel. On roule environ 8 heures consacrées à se reposer, et à faire une réunion de responsables. Nous arrivons vers 16h30. Nous sommes accueillis par nos guides : Martine et Emmanuelle. A Confolens, on les appelle « délégués ». Nous sommes hébergés au collège de Confolens, dans des classes qui ont été aménagées avec une dizaine de lits : deux grandes chambres pour les garçons, deux grandes pour les filles et une chambres dans un autre bâtiment pour les chauffeurs. Les douches sont à l’extérieur. Quelle n’est pas notre surprise de découvrir que nous sommes hébergés au même endroit que… les gendarmes qui sont là en renfort pour la durée du festival !

 

Une fois installés, nous allons dîner et nous partons au concert de Jimmy Cliff avec la consigne… de ne pas se coucher trop tard, car la journée du mercredi promet d’être longue et intense.

 

 

Zoom sur : les responsables

 

 

Les exigences d’emploi du temps et de structuration des festivals nous ont amenés, au fil du temps, à mettre en place une organisation de délégation des responsabilités au sein du groupe. Chacun assume son rôle et les différents responsables se soutiennent et s’entraident quand le besoin se fait ressentir. Nous avons mis en place cette organisation en fonction de nos besoins, des exigences des festivals et en nous inspirant de l’observation des grands groupes internationaux que nous avons côtoyés. Ce sont les qualités, l’expérience et l’autorité des différents responsables qui permettent à Bleuniadur de fonctionner.

 

 

  Fabrice : coordination des responsables et relations publiques

 

  Alain : direction artistique

 

    Eric B. : direction musicale

 

  Anthony : responsable des garçons

 

  Viviane : responsable des filles

 

  Eric D. et Gwennoline : costumes

 

  Nicolas P. : technique

 

  Solenn : santé

 

  Quentin : protocole

 

  Loïc : stand

 

 

En plus des différents responsables, un système de tutorat assure la formation et le suivi des plus jeunes qui sont chacun pris sous l’aile d’un danseur expérimenté qui veille sur lui et lui transmet son savoir.

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24 août 2005 3 24 /08 /août /2005 00:00

Mercredi 10 août - Au boulot !

 

A 10h45 nous sommes sur la place pour la balance son et le filage sur scène. Trente minutes pour faire les balances et prendre les repères de la scène. Côté musique, le son est excellent. Les sonorisateurs travaillent très vite et très efficacement, identifiant immédiatement la meilleure sonorité des instruments, qui sont très nombreux (binioù, bombarde, tambour, clavier, accordéon, bouzouki). Les musiciens s’entendent bien avec les techniciens et sont très contents du son qui est fait. Côté danse, c’est impressionnant de monter sur cette scène de 210 m2. Il faut s’adapter aux modifications de la chorégraphie, car Alain a décidé de donner la suite de Gouézec et de Saint-Thois, un peu tronquée au début, de manière à rentrer dans le minutage donné par le festival. (6mn par groupe).

 

Juste après le déjeuner, le groupe est accueilli officiellement par le festival. C’est Philippe Beaussant qui nous reçoit et nous souhaite la bienvenue à Confolens au nom du comité d’organisation. Il semble content de ce qu’il a vu lors de la répétition et nous souhaite un bon festival.

De 15h à 18h, nous prenons part à la répétition du gala d’ouverture avec tous les groupes. Le thème du spectacle est « La nuit des saltimbanques ». La mise en scène est inspirée du cirque avec la compagnie les « Tout par terre » qui sont jongleurs et acrobates. Il faut mettre en place l’ouverture et la clôture du spectacle. Il faut inaugurer le festival en invitant le public dans un univers particulier et présenter les groupes qui animeront le festival. L’espace orchestre a été aménagé pour faire une scène de cirque. C’est là que chaque groupe vient se présenter en montrant une posture traditionnelle. Nous empruntons des positionnements à la suite « Dérobée ».

 

A 18h, dès la fin de la répétition, l’équipe de responsables file se changer pour aller à la réception de la mairie de Confolens. Il y a là les élus de la municipalité, mais aussi le maire d’une ville de Corée du Sud, venu accompagner son groupe et découvrir l’organisation du festival pour en organiser un chez lui. Est également présent le Président du CIOFF monde, qui est Hongrois et est un peu philosophe, puisqu’il commence son discours ainsi : « La langue française est comme ma femme : je l’aime énormément, mais ma compréhension en est très limitée. »

 

On procède à l’échange des cadeaux. Un élu municipal remet son cadeau à chaque groupe. Une petite surprise nous attend : c’est Marc, le Breton de la mairie qui nous remet notre cadeau. Il semble très content de l’événement, et le plaisir est partagé.

 

 

Quentin, Fabienne et Fabrice échangent les cadeaux avec Marc

 

Le spectacle commence à 21h30. La Corée, invité d’honneur du festival, ouvre la parade. C’est un beau spectacle, que nous suivons des coulisses où il y a un écran géant avec vidéo projecteur. C’est impressionnant de découvrir les gradins pleins à craquer (4000 spectateurs). C’est l’occasion de découvrir les parties que nous n’avions pas encore vues, notamment le spectacle des « Tout par terre », mais aussi le spectacle des groupes. Les danseurs sont très impatients de monter sur scène et il y a beaucoup d’excitation en coulisses. Chaque groupe qui descend de scène est très applaudi.

 

 

 

 Julie et Fabienne avec deux danseuses d'Afrique du Sud. En arrière-plan, l'écran géant qui diffuse le spectacle en direct.

 

Pour nous aussi, il y a beaucoup d’impatience et de stress avant de monter sur scène. Mais notre prestation se passe bien et le groupe est très soulagé en descendant de scène.

 

Après le spectacle, nous filons pour une animation à la Fontorse avec les Bretons d’Angoulême. Il faut faire de la musique et inviter les spectateurs à danser. Il s’agit de poursuivre l’ambiance de spectacle dans la rue. On rentre ensuite se changer et prendre une douche avant une nuit bien méritée.

 

 

 

Zoom sur : Les musiciens

 

                          Eric, Fabrice et Olivier Beaumin constituent le groupe « Gwelloc’h » (pour visiter leur site, cliquer ici).

 

                  Olivier (tambour), Eric (bombarde) , Fabrice (binioù)

 

 

Ils nous accompagnent sur la plupart de nos sorties et spectacles depuis plusieurs années. Eric joue de la flûte, de la veuze et de la bombarde, Fabrice joue (avec nous, car il a d’autres cordes à son arc) du binioù, de l’accordéon et du bouzouki et Olivier joue du tambour et du clavier. Ils ont vraiment bossé comme des fous pendant le festival. En plus de nous accompagner lors des spectacles et des animations, ils avaient un certain nombre de prestations à assurer seuls (apéro-parc, concert, animations musicales, cabaret, bal, messe), ce qui impliquait de faire le repérage auparavant, de rencontrer les organisateurs, de faire des balances (un des sonorisateurs n’avait jamais vu une bombarde de sa vie. Il a donc fallu 1h30 de balances, un record !!) A chaque fois, il sont vraiment assuré, tant par la quantité (ils n’ont pas rechigné sur le travail), que la qualité. Aidés par un bon son, ils ont donné de belles prestations et ont mis l’ambiance dans les animations. Un grand bravo à eux !

 
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23 août 2005 2 23 /08 /août /2005 00:00

Jeudi 11 août : que d’émotions.

                  

                    La matinée est libre. On en profite donc pour faire une répétition au gymnase du lycée afin de peaufiner le programme de la journée.

Après la répétition, Alain et Fabrice se rendent à la réunion de responsables avec le comité de programmation. On prépare tout d’abord le bal qui aura lieu le dimanche avec l’Uruguay, Confolens et l’Afrique du Sud. On aborde ensuite la préparation de la journée « ville en fête » : esprit de la fête, consignes pour le défilé, animations. José Corella, le directeur artistique du Panama pousse un petit coup de gueule : lors de la soirée d’ouverture, il s’est attaché à respecter le minutage donné par l’organisation et ne comprend pas pourquoi d’autres groupes ne l’ont pas fait (pour certains groupes, les 6mn se sont transformés en 8, 10 voire 12mn !!) Il faut avouer que c’est frustrant d’avoir rétréci une chorégraphie pour respecter les règles du jeu et que l’on ne fait aucun commentaire aux groupes qui n’ont pas respecté ces règles.

A 14h, il y a une répétition pour préparer l’ouverture du spectacle de 15h. Il faut un couple de chaque groupe pour apprendre une danse commune et une petite chorégraphie. Loïc et Julie sont chargés de le faire.

                                  Bleuniadur - Suite de Poullaouen

 

Le reste du groupe les rejoint pour notre passage sur scène pour le panorama intitulé «  Horizon du monde ». Nous donnons la suite de Poullaouen, et c’est en descendant de scène que le photographe du festival nous demande de poser dans le parc pour faire cette photo.

              Bleuniadur - Costume de St Pol (fin 19e s.) dans le parc de la mairie de Confolens

 

19h-20h15 : les musiciens animent le parc à l’heure de l’apéro. Fabrice et Eric (David) viennent pousser un coup de kan-ha-diskan pour soulager le programme des sonneurs. En final, c’est la première de la polka-plin « Joli Coucou », sans répétition, direct sur scène.

Après dîner, on attaque la soirée « Nuit en fête », qui commence 21h30 avec un défilé. On commence notre défilé dansant habituel, mais rapidement nous sommes distancés par le groupe précédent. On accélère le rythme, mais il n’y a pas moyen de les rattraper. Le défile avance à une allure édifiante. On ne peut même pas danser, et on se demande d’ailleurs si on respecte les limitations de vitesse en ville ! ;-)

Retour sur la place pour notre passage sur scène. Il y a beaucoup de monde dans les gradins. Il faut se préparer, mais ce n’est pas facile. On s’échauffe pour la troisième fois de la journée ! Les jambes commencent à être lourdes. Le programme doit faire 25mn, et nous avons choisi la suite du Pays de Châteaubriant et la suite de laridés pontiviens.

En descendant de scène, la tension tombe. Alain sait que le plus dur est fait et nous dit qu’il est très fier de notre prestation. Chacun a vraiment donné le meilleur de lui-même et le public l’a bien senti. Il y a beaucoup d’émotion et il y en a plus d’un (ou d’une) à verser une larme. C’est un grand moment de satisfaction, d’émotion et de cohésion du groupe.

 

                                           Bleuniadur - Les filles dans la suite du Pays de Chateaubriant

 

Après le spectacle, nous allons assister à l’embrasement de la Vienne. Dans la nuit, des kayaks descendent la rivière avec des lampions de couleur et on assiste à un grand feu d’artifice.

 

 

Zoom sur… les groupes

Confolens est très exigeant sur le niveau des groupes présents, et nous avons eu le plaisir de voir et de rencontrer des ensembles de grande qualité. 

 

L’Afrique du Sud avait énormément d’énergie sur scène. C’est un ensemble professionnel qui était malheureusement trop peu nombreux sur scène. Ils sont normalement une trentaine mais n’ont réussi à payer des billets d’avion que pour 16 danseurs et musiciens. Ils ont donné malgré tout des prestations époustouflantes. Un groupe exceptionnel.

L’Uruguay nous a aussi beaucoup plu. Le groupe ressemble beaucoup aux ballets argentins que nous avons vus (on pense surtout au Gran Ballet Argentino de Cordoba). Ils avaient notamment un très bon malambo.

Le Mexique a donné une prestation décevante lors de la soirée d’ouverture, mais s’est révélé un très beau groupe par la suite. Les chorégraphies étaient un peu conventionnelles, mais le groupe était impeccable dans la musique, les costumes, la prise de scène, le travail sur le corps.

Les Tchouktches ont toujours été excellents dans la présentation de leur folklore. C’est un ballet professionnel et ça se voit.

Autre ballet professionnel avec la Russie. C’est parfois excellent, mais le groupe a les « défauts » d'un groupe russe :

1)      quand on en a vu un, on a l’impression de les avoir tous vus.

2)      C’était tellement propre que parfois  ça devient un peu froid.

Le Panama est un bon groupe, mais nous le savions déjà. Nous avons un attachement particulier à ce groupe. Nous les avions rencontré en Italie au festival de Moliterno en 2004. Le groupe nous avait beaucoup plu et Alain l’avait conseillé à Henry Coursaget, qui justement n’avait pas encore accueilli de groupe du Panama à Confolens. Mais le coup de foudre ne fût pas qu’artistique. Eric de Bleuniadur et Darlène du Panama ont continué à s’écrire bien après le festival se sont mariés en juin dernier.

 
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22 août 2005 1 22 /08 /août /2005 00:00

Vendredi 12 août – Découverte de la danse bretonne

 

C’est la journée de l’atelier danse, au tribunal, après l’Afrique du Sud, et avant l’Uruguay le lendemain. Cela va occuper la journée (09h45–12h, puis 14h45–17h). Alain anime le stage, organisé par Zoran, un bénévole venu de Yougoslavie (c'est un ancien danseur du groupe de Spanac de Belgrade. Martine fut déléguée de son groupe en 1991, festival durant lequel il avait "repéré" une de ses amies et en 1994 son groupe fut de nouveau invité et cette fois-ci il est resté avec elle et se marièrent....Elle était déléguée de la Russie. Merci à Martine pour ces précisions)
                  Quatre danseurs l’accompagnent pour monter les danses. Au programme : des danses en double front (dañs dreger, dañs leon, scottish), de la gavotte et quelques danses de Haute-Bretagne.

Tous ceux qui ne sont pas mobilisés en profitent pour s’occuper de leur linge ou se promener.

 

Julie, Alice, Anaelle, Laura, Alexia, Liza, Morgane et Anne-Hélène sur le pont-vieux.

                                         Les filles devant le tribunal

A midi, une délégation se rend à la réception chez Henri Coursaget. Le Président invite les responsables de groupes chez lui, dans sa maison sur les hauteurs de Confolens. C’est une garden-party dans une ambiance très détendue. On prend l’apéro et on grignote en discutant avec les autres groupes et les gens du festival.

Pendant ce temps-là, Alain et les danseurs déjeunent avec les stagiaires pour poursuivre la réflexion sur la danse et discuter de ce qui a été fait le matin.

Avant de reprendre le stage, Alain et les musiciens se rendent aux locaux de France Bleu pour une interview et un peu de musique en direct.

En fin de journée, l’ensemble des danseurs et les musiciens rejoint le tribunal pour faire, avec les stagiaires, un bilan du travail de la journée. Toutes les danses sont reprises à la suite. On montre aussi deux chorégraphies (la suite de Poullaouen et le solo d’Anthony) pour faire comprendre les différentes exploitations que l’on peut en faire pour un passage à la scène.

 

De 20h à 21h, les musiciens font une animation pré-spectacle rue Saint Maxime, devant l’église. Le curé nous invite ensuite à goûter son pineau au presbytère. On boit un verre dans le jardin, en compagnie de ses voisins et d’un prêtre coréen de passage à Confolens, puis tout le monde part se changer pour aller voir le concert des « Yeux noirs ».

Zoom sur… Les amis

Confolens fut l’occasion de retrouver des amis. Ce sont souvent des membres de groupes français : les Jolivettes de Reims (visitez leur site en cliquant ici, pour leur blog, cliquez ici), les Pinaudrés d’Epinal (visitez leur site en cliquant ici). Ce sont des amateurs (il faut plutôt dire des « accros ») du festival de longue date. Ils y restent 10 jours et viennent tous les ans depuis 5, 10, 15 ans ou plus… Ils se retrouvent au camping de Confolens où ils ont fondé le square Henry Coursaget. C’est un endroit qui porte bien son nom puisqu’on y parle de danse et de musique en buvant un coup avec des amis.

Quelques danseurs des Jolivettes, lors de leur tournée en Roumanie

Certains d’entre eux constituent le noyau de notre « fan-club » (ce sont eux qui le disent !) hors de Bretagne. Ils se sont attachés à être présents à toutes les prestations que nous avons données au festival : spectacles, ateliers, animations et autres. Alors Jean-Marc, Aude, Christophe, Christine, Elodie, Pierre, Mathilde (et tous ceux que j’oublie de citer), un grand merci à vous pour votre gentillesse et l’amitié que vous nous faites de venir nous voir et de nous soutenir à chaque instant. Sans votre présence, le festival n’aurait pas été le même.

 

Bleuniadur à Confolens… vu par une spectatrice champenoise !

 

Tous les ans à Confolens, j’ai mon groupe « chouchou », que je le suive de festival en festival ou que je le découvre sur place. Cette année, j’avais rendez-vous avec la Bretagne. Rendez-vous pris de longue date d’ailleurs : depuis l’automne dernier à la réunion CIOFF de Saint-Maixent l’école et renouvelé lors du festival de Ham. Le clou de cette rencontre devait être la soirée mosaïque… hélas annulée, pour cause de festival raccourci.

 

Puisqu’ils étaient mes « chouchous » j’ai suivi les artistes de Bleuniadur un peu partout (ou presque ! pour le « partout », faudrait demander à Pierre !) : de quoi juger une fois encore de la qualité de ce groupe, quelle que soit la prestation offerte.

 

                Mercredi soir, spectacle d’ouverture…. Passage des Bretons : silence dans le rang rémois, on retient notre souffle, on est avec vous… pour finir dans un tonnerre d’applaudissement et un « weh ! » enthousiaste de maman. Et voilà, une fois encore nous sommes conquis !

 

               Jeudi : 2 prestations dans la journée, chic alors ! Regard attentif, pour essayer – mission impossible ! – de ne perdre aucun détail de vos pas, de vos déplacements. On commence à essayer de chercher, sous les coiffes, les visages croisés en civil.

 

                Vendredi : c’est LA journée tant attendue ! Aujourd’hui, on apprend à danser avec Bleuniadur ! On se sent tout petit devant Alain, on est tout sage et appliqué. Pause de midi fort sympa : entre filles, on parle chiffon ou plutôt amidon. Où l’on découvre que la Bretagne est quand même française : bretonne ou champenoise, on en bave autant pour amidonner nos coiffes ! Fin de journée très instructive : explication d’une chorégraphie par Alain.

 

                Samedi : concert de musique bretonne à l’église. Pour cause de sieste je n’y ai pas assisté. Mais il y avait des Rémois dans les rangs, et ils ont apprécié ! 19h au camping : Alain, Fabrice et Eric nous rejoignent pour l’apéro, rituel festivalier de Confolens ! (Tiens, pour le champagne aussi, les Bretons sont bien contents d’être français !;-)) Le soir au cabaret, Bleuniadur danse, et nous avec…. Vive les bals et les soirées détendues !

 

                Dimanche : le matin, dans un silence religieux, nous assistons à une répétition. Après-midi danse pour mettre en pratique les acquis du stage. Ou comment se retrouver à danser une suite trégoroise avec un sud africain qui n’a pas la moindre idée de ce que c’est pendant qu’Anthony demande à Solenn de venir danser avec le dit sud-africain pour lui montrer…. (En espérant ne pas me tromper dans les prénoms !)

                 En bons fans, nous avons acheté nos t-shirts « Bleuniadur » (mais j’y pense ! nous sommes de faux fans, on n’a même pas demandé d’autographe !!!!)

                Le soir dans les rues… Pierre et moi à danser parmi vous… on aurait presque fait illusion, non ?

 

               

                Lundi : c’est déjà fini… on vous regarde l’après-midi et le soir. Maintenant, on met des noms sur les visages… on regarde danser des amis. Le rideau tombe sur ce festival, et debout dans les gradins, j’ai les larmes aux yeux. Je n’étais que spectatrice mais j’ai un peu vécu ce festival de l’intérieur grâce à vous. Dans nos applaudissements, il y a une part spéciale qui vous est réservée, alors que dans le ciel de Confolens s’épanouit un feu d’artifice.

 

                A très bientôt, n’en doutons pas ! 

 

Elodie,

Festivalière comblée, qui revient un peu plus riche dans sa Champagne

 
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21 août 2005 7 21 /08 /août /2005 00:00

Samedi 13 – un peu de repos 

            

                Le matin est libre et nous consacrons 2 heures à une répétition. On peut considérer que le plus dur est fait à Confolens, et on prépare le spectacle qu’il y aura à faire le mercredi suivant à la Forêt-Fouesnant.

 

 

Après le déjeuner, et une sieste bien méritée, les guides organisent une après-midi canoë-pédalo-kayak sur la Vienne. C’est l’occasion de se détendre des activités de ces derniers jours et de profiter un peu du temps libre avant d’attaquer un week-end qui promet d’être chargé. Tout le monde revient mouillé, mais absolument ravi de son après-midi.

 

     

              Julie, Solenn, Viviane et Anne-Laure bossent beaucoup au festival !

 

Pendant ce temps-là, les musiciens sont partis se préparer pour le concert à l’église Sainte Maxime de 17h à 18h. Nous organisons un programme permettant aux auditeurs de découvrir l’ensemble du répertoire de Basse-Bretagne : musique instrumentale/musique vocale, musique à écouter/à danser, répertoire profane/religieux. Il y a donc eu des morceaux en trio binioù-bombarde-tambour, des duos bombarde et orgue ou bombarde et accordéon, et du répertoire vocal : une gwerz, une mélodie plin, un laridé pour faire découvrir le chant vannetais, et une gavotte pour expliquer les spécificités du kan ha diskan. Nous avons terminé par « Joli coucou » une polka-plin interprétée au chant avec accordéon, orgue et bombarde : une première ! L’église était bien remplie et ce concert a été très bien accueilli, à notre plus grande surprise. Les applaudissements nourris nous ont poussés à reprendre la polka-plin, et de nombreux spectateurs sont venus nous féliciter pour la qualité de la prestation. La présentation des musiciens a été assez amusante et, un instant, les gens ont dû croire qu’il s’agissait d’un canular, car il n’y avait que des Beaumin et des David !

Après le dîner, nous rejoignons le Cabaret que nous devons animer de 23h30 à 00h30. Nous passons après une prestation des Tchouktches et avant un concert des « Kolargol Brothers » (c’est un peu les ZZ Top du coin. Ils ont des barbes, mais en plus ils sont gros). C’est l’occasion pour ceux qui sont venus au stage de danse de mettre leurs connaissances en pratique. C’est surtout une bonne occasion pour tous, danseurs et musiciens, de s’amuser et de se défouler dans un contexte où il n’y a pas de pression. L’ambiance est très bonne, les gens participent bien et s’intègrent à la danse. Le lendemain, Philippe Beaussant nous félicite pour l’ambiance de cette soirée, ce qui nous fait très plaisir. Ce qui dommage, c’est que cette ambiance ne dure pas la semaine, comme c’est le cas au cabaret au festival de Gannat.

 

Zoom sur… Les bénévoles

Comme tous les festivals de ce genre, Confolens n’existerait pas sans la participation active de ses bénévoles, ceux qui préparent le festival et ceux qui mettent la main à la pâte pendant la durée des festivités. Il y en a certains que le public connaît, ceux qui font les réservations, ou les placiers, mais de notre côté, il y a une multitude de bénévoles invisible pour le public, mais indispensables pour les groupes.

Il faut bien manger ! Que ce soit au collège pour le p’tit-déj’ ou au self du lycée pour les repas du midi et du soir, il y avait équipe très sympa. On a bien mangé, le service était rapide et efficace, les garçons du groupe ont été sensibles à la présence dans l’équipe de quelques jeunes filles gentilles et vraiment charmantes.

Et puis il faut bien boire ! Le point d’eau était tenu par une équipe de jeunes de la banlieue d’Angoulême. Accompagnés par leurs éducateurs dans le cadre d’un travail de réinsertion, ils ont fait un travail indispensable, car nous trouvions toujours de quoi nous désaltérer en descendant de scène.

Pour la scène, il y avait justement une équipe de présentation de charme et de choc. Quand nous sommes venus l’an dernier, nous avions été impressionnés par l’efficacité et la qualité de leur présentation. Très sympas et d’un grand professionnalisme, ils ont été tous les trois à l’écoute de ce que nous voulions mettre en avant dans le spectacle et se sont attaché à bien le rendre.

Pour les bobos, heureusement que les pompiers étaient là !

 

"L'accueil chaleureux des hommes du feu"

Ou quand un simple pansement réquisitionne tout un régiment !

Lors du festival de Confolens, j'ai fait l'agréable rencontre d'hommes prêts à tout pour venir en aide à mon petit orteil malencontreusement défiguré après un défilé couru en 5 minutes montre en main.

Au départ, Solenn (m'ayant accompagnée) s'est adressée à un premier pompier qui a du rameuter la deuxième équipe car il n'avait aucun pansement sur lui. Après l'arrivée de la seconde équipe, il a fallu attendre l'infirmière qui avait la trousse sur elle .... Ça n'est donc pas moins de 8 ou 9 personnes (l'infirmière et le médecin compris) qui se trouvaient prêtes à m'aider.

Mais ils semblaient pourtant bien mal équipés car s'il avait fallu m'endormir, ils n'avaient qu'une massue et dans le pire des cas, s'il avait fallu m'amputer, ils étaient prêts à sortir la machette.

Ce n'est donc qu'après quelques minutes de recherche que l'infirmière a enfin trouvé le pansement adapté et, à ma sortie du camion, les pompiers m'ont très gentiment proposé d'appeler l'hélico si ça ne s'arrangeait pas et ils étaient même prêts à organiser une vente aux enchères de mon pied pour récupérer des indemnités dans le cas d'une amputation.

C'est donc avec le sourire que je les ai quittés et que j'ai rejoint le reste du groupe car un grand spectacle nous attendait.

Donc n'hésitez pas à vous adresser aux pompier de Confolens car même s'ils sont très mal équipés ils arriveront très bien à faire passer le temps en attendant de pouvoir vous aider vraiment... et même s'il ne s'agit que d'un petit pansement !!!

Fabienne

  

Les pompiers ont trouvé des fans

                    Je ne sais pas s’ils sont bénévoles, mais de toute façon, il faut donner aussi un grand bravo aux techniciens de plateau, qui ont fait un super travail pour l’éclairage et la sonorisation des spectacles et des animations.

Il faut enfin terminer par nos guides, Martine et Emmanuelle. C’est un duo qui a brillé pendant toute la durée du festival par sa gentillesse, sa patience et son efficacité. Les mots manquent pour dire tout le bien qu’on pense d’elles. Juste merci et bravo !

 

Emmanuelle en costume de Gouézec et Martine en costume de la Baie du Kernic

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20 août 2005 6 20 /08 /août /2005 00:00

Dimanche 14 août – Jour de fête

 

La matinée est à nouveau consacrée à se reposer et à une répétition du spectacle.

L’après-midi « Jour de Fête » commence à 15h par un défilé.

 

 

A chaque fois que la ville est fermée pour le festival, il y a des animations (concerts, danses, bars animés) un peu partout dans Confolens. L’entrée est de 8 euros. Le défilé se fait à nouveau au pas de charge. On se demande si le public a le temps de nous voir.

                      Le groupe de Corée lors d'une animation

Tandis que d’autres groupes animent la ville, nous allons nous changer pour participer au bal qui a lieu à la salle du moulin avec les groupes de Confolens, d’Afrique du Sud et d’Uruguay. Le but est de permettre aux stagiaires d’appliquer ce qu’ils ont appris durant l’atelier danse. Les groupes montrent la danse puis font danser les gens. Loïc tient son stand Bleuniadur avec l’aide de Quentin et ils arrivent à vendre quelques t-shirts, usant de leur charme auprès des jeunes filles quand c’est nécessaire. La salle est vraiment bien et se prête à ce genre d’événement, même s’il aurait été mieux placé en soirée. Là encore, il faudrait s’inspirer du cabaret de Gannat. Le public participe bien et les danseurs de Bleuniadur prennent part aux danses des autres groupes. Pas de problème pour les danses limousines, mais il y a du boulot à faire en danse africaine ! Le style est à revoir.

La délégation quitte le bal avant la fin pour être à 18h à la réception de la Communauté de Communes du Confolentais et du Comité du festival. Eric, Fabrice et Olivier assurent l’animation musicale. Il y a échange de cadeaux avec chacune des structures. La tradition veut qu’un élu accueille chaque groupe dans sa langue maternelle. Nous nous sommes faits un malin plaisir de préparer un petit mot en breton, et l’élu qui nous accueille a un peu de mal à le lire. En échange d’une croix celtique Henriot, nous recevons un album de photos du festival, des affiches, ainsi que divers produits régionaux. Pas de pineau lors du pot de l’amitié, mais du cognac-schweppes (mélange un peu bizarre), qui rend la délégation assez joyeuse lors du repas au lycée.

La réception est l’occasion de rencontrer le Président du CIOFF France, Président du festival de Montignac. C’est un festival où nous avons failli aller et, malheureusement, cela n’a pas pu se faire. Il me rappelle que l’invitation tient toujours et que nous sommes donc les bienvenus quand nous le souhaiterons. Nous abordons ensuite la question du label CIOFF pour les groupes. Nous avons participé à l’élaboration d’une charte de qualité lors de la réunion CIOFF de Saint-Maixent et le président souhaite que nous déposions notre candidature dès la rentrée. La labellisation de quelques groupes permettra aux organisateurs français de conseiller des groupes français pour des festivals à l’étranger, et nous pouvons être parmi les premiers. Ces nouvelles nous font vraiment très plaisir.

Le comité du festival nous a demandé d’assurer une animation d’après-spectacle dans les rues. Nous n’avons pas le courage de dire non et nous voilà obligé de quitter l’excellent spectacle qui regroupe l’Afrique du Sud, le Mexique et la Russie. Tout le monde est fatigué et l’animation terminée, on se dépêche de rentrer.

 

Zoom sur… l’hébergement

 

Nous partageons l’hébergement du collège avec Futuna, l’Afrique du Sud et l’Egypte. Le collège est bien situé car on peut rejoindre rapidement le site du festival à pied. Malgré la proximité, nous étions parfois fatigués de faire des allers-retours entre le collège et la ville, alors on vous laisse imaginer la situation pour les groupes qui étaient au lycée, en haut de la ville.

                                  Les musiciens de Futuna

L’hébergement n’est pas mal. C’est propre et tout le monde s’y est plu. Bien sûr, il faut sortir pour prendre sa douche, et les matinées sont fraîches, mais on a vu pire. Et puis, après tout, l’hébergement, on y est surtout pour dormir. A condition de pouvoir dormir, ce qui n’est pas toujours le cas quand on est au même endroit que des danseurs de Futuna qui ont le ma du pays et jouent du ukulélé jusqu’à 5h du matin, avant de s’y remettre à 8h. Bon, n’exagérons pas, ça n’a pas été le cas tous les soirs, et puis c’était agréable d’avoir de la musique le reste du temps.

                                              On se prélasse sous le préau

 

Et ça ne nous empêche pas de faire des siestes (nombreuses et récupératrices).

L’hébergement, c’est aussi là qu’on entrepose les costumes, qu’on les entretient, que chacun fait sa lessive. C’est aussi les réveils brumeux, quand on ne sait pas trop qui on croise à l’heure du p’tit-déj’, et les brossages de dents collectifs le soir avant d’aller se coucher. C’est aussi un lieu de création musicale (quelques chansons philosophiques de plus). Il y a eu aussi quelques blagues et canulars qu’on ne peut raconter ici.

     

Anthony et Quentin lavent...    et essorent.      La technique n'est toujours  pas homologuée.

 

"De mieux en mieux !!!!"

 Après quelques années de "vie commune" entre filles et gars de Bleuniadur au cours des différentes sorties internationales, nous avons pu « admirer » avec grand plaisir que certains hommes (jeunes ou un peu moins jeunes) étaient capables d'effectuer des tâches habituellement attribuées à la gente féminine telles que repasser, laver le linge, l'essorer, etc.

Comme quoi quand "maman" n'est pas là, on peut prendre les devants et faire tout ça comme un grand !!!

Alors à quand la couture et l'amidonnage !!!

Patience les filles, ça viendra peut être un jour !

Fabienne

 
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19 août 2005 5 19 /08 /août /2005 00:00

Lundi 15 août – Bouquet final (et marial)

Le matin est consacré à la préparation du panorama de clôture. Un couple de danseurs de chaque groupe doit préparer une mise en scène, et dès 9h, Anthony et Solenn se rendent sur la place pour la répétition. Le reste du groupe les rejoint à 10h30 pour la répétition générale. Enfin, pas tout le groupe, puisque six couples sont partis pour la messe qui commence à 10h.

                         Bleuniadur - costume de Saint-Pol avec grands châles

 

Le curé tenait particulièrement à leur présence pour la messe du 15 août, et Alain a donc sorti les grands châles pour que la messe ait une coloration bretonne. En effet, il était déjà prévu qu’Eric, Fabrice et Olivier assurent les parties musicales.

Le spectacle du soir s’intitule « Bouquet final » et la mise en scène s’articule autour du thème des fleurs. Chaque couple porte un immense bouquet. Le concept n’est pas mal, mais la répétition est lente et peu efficace, car l’équipe de mise en scène manque cruellement d’idées et de talent. La mise en forme est assez maniérée et pas très originale.

Après la répétition, on part manger et se préparer pour la ville en fête de l’après-midi.

A la fin du repas, nous croisons Henry Coursaget dans la cour du lycée. Il est venu nous voir en descendant de scène à la fin de chacune de nos prestations et nous a félicité à chaque fois. Là, il nous parle du festival, de l’affluence, de la présence de plusieurs chaînes de télévision et il tient à nous dire que Bleuniadur a toute sa place dans le festival, ce qui nous fait, évidemment, énormément plaisir.

Après la messe, Fabrice Beaumin est complètement lessivé. Le rythme des animations de ces derniers jours l’a achevé. On décide de le mettre au repos, et à 15h on attaque le défilé au son de la veuze et du tambour, ce qui donne un son assez galicien. Eric a sonné seul pendant tout le défilé et termine crevé. Heureusement, la parade n’a pas été trop longue, puisqu’elle a encore été faite au chronomètre. Pour le dernier défilé, on a dû battre notre record du tour. La ville est pleine à craquer, et comme l’avait annoncé Henry, on traverse une « muraille humaine ».

Nous avons ensuite une animation à faire à Fontorse. On décide de ménager les trois musiciens, et Thibault et Quentin sortent accordéon et guitare pour faire l’accompagnement musical. Ce n’est pas très facile car il n’y a pas de sono. Un petit coup de kan ha diskan par Fabrice et Eric (David) vient compléter la formation pour présenter quelques danses traditionnelles au public qui se trouve sur la place et se montre impatient de nous voir commencer.

L’animation terminée, on rejoint la place et les filles mettent les surcoiffes pour préparer le passage sur scène. On retrouve nos musiciens, avec un Fabrice frais et dispo après une bonne sieste. A 17h10, on monte sur scène pour la suite de la Vallée de la Penzé. La ville en fête se termine par un retour de défilé qui nous ramène à l’hébergement. La journée a déjà été longue, mais est loin d’être terminée.

On dîne, et on remet les costumes pour être à 21h sur la place, prêts à démarrer le spectacle. Celui-ci commence par une minute de silence en mémoire des disparus dans le crash d’un avion chypriote. Le spectacle débute par la présentation de chaque groupe, puis chacun donne une chorégraphie de 6mn. Après avoir beaucoup hésité (suite de Gouézec ? suite bigoudène ?), Alain a opté pour la deuxième partie de la suite de Châteaubriant, parce que le spectacle est filmé, et que nous sommes ainsi sûr d’en garder un témoignage de qualité.

Yannick et Fabienne dans un balancé endiablé - suite du Pays de Châteaubriant

                      Bleuniadur - Costume du Pays de Saint-Pol (début 19e s.)

 En coulisses, les photos vont bon train pour garder des souvenirs du festival, des groupes, des amis que l’on s’est fait.

 

                                 Fabienne et Julie avec un danseur coréen

               Eric, Julie et Thibault et des danseurs de Chypre

 

                      Julie, Darlène et Eric sympathisent avec le Panama

 

Le spectacle se termine par le « bouquet final », c’est-à-dire la mise en scène préparée le matin, et les discours émus de Philippe Beaussant et d’Henry Coursaget, avec l’extinction de la flamme du festival. Les groupes envahissent les gradins et offrent des fleurs au public, qui est ravi. Le final sur scène s’enchaîne en apothéose avec un feu d’artifice et tous les groupes retournent sur scène pour un grand salut final.

Julie et Quentin offrent des fleurs au public. La technique n'est pas homologuée.

Après s’être changé, on part boire un verre en ville, mais déjà, on sent que le festival est terminé. Les rues se vident, les bars ferment, et l’ambiance des derniers jours a disparu.

Une autre fête a commencé au lycée pour que les groupes puissent se retrouver, et là, la nuit ne fait que commencer…

 

 

 

Zoom sur… Bleuniadur

Le festival est terminé, et tout le monde n’a pas encore été mis en lumière. C’est pourtant grâce à tous et à chacun au sein de Bleuniadur que ce festival s’est bien passé. Bien sûr, il y a eu des jours avec et des jours sans. Il y a bien eu quelques coups de gueule, de mauvaise humeur, de fatigue, mais aussi tant de joie sur scène et de rire hors de scène, tant d’émotions et de rencontres. Chacun a assumé au mieux son rôle de danseurs, de musiciens, de responsable et a donné le meilleur de lui-même pour la réussite du groupe.

Alors, tout le monde mérite d’être cité, en commençant par les filles :

Anne-Laure Boulc'h ; Gwennoline Caroff ; Julie Claude ; Charlène Corre ; Soizig Douaud ; Fabienne Drunaud ; Laura Goasdoué ; Julie Goasdoué ; Anaëlle Guéguen ; Viviane Le Bihan ; Solenn Le Gall ; Liza Madec ; Alice Marical ; Maëla Peden ; Alexia Péran ; Morgane Simon ; Anne-Hélène Yven.

Les gars :

Eric Beaumin ; Fabrice Beaumin ; Olivier Beaumin ; Fabrice David ; Eric David ; Jean-Michel Gilet ; Sylvain Le Goff ; Loïc Le Ster ; Nicolas Péron ; Gauthier Philip ; Yannick Porhel ; Anthony Prigent ; Nicolas Prigent ; Roland Rohou ; Alain Salou ; Quentin Salou ; Thibault Salou.

Il ne faut pas oublier Gilbert Toudic, qui n’a pu nous accompagner pour des raisons professionnelles, et Marilyne Bouder, qui s’est blessée avant le début de la saison.

Pensons aussi à nos chauffeurs Jean-Yves Le Gall et Jean-René Drunaud.

Bravo et merci à tous.

Et terminons par un coup de chapeau à Nicolas, parce qu’on ne voit jamais sur scène, mais qu’il fait, dans l’ombre, un boulot essentiel au bon fonctionnement du groupe. Il cumule le travail de technicien et de régisseur : il s’occupe du son, de l’éclairage, gère le matériel (bâtons, tabourets et autres), prend en charge (avec Anthony) le chargement et le déchargement des costumes et des bagages, la gestion de la remorque où il reste toujours un peu de matériel et il s’occupe de la rédaction quotidienne de l’emploi du temps, entre autres. Un grand bravo, donc.

 

Court trajet en car pour notre destination de cette année : Confolens.

On se motive pour un déchargement rapide du car et, pour rester en forme et à niveau, plusieurs journées débutent par des répés.  

Nuits quelquefois assez courtes, mais c'est le rythme du festival.

Festival grandiose avec des groupes de qualité et de différents horizons, il y en a pour tous les goûts.

Organisation à la mesure de l'évènement : guides compétentes (et sympa!), bénévoles en nombre, renfort de gendarmes et de pompiers, techniciens... j'en passe et des meilleurs.

Logement à quelques minutes du centre permettant de petites promenades répétées au cœur des marchés et des rues piétonnes.

Energie épatante de certains groupes, tel l'Afrique du Sud, hébergé avec nous.

Noctambulisme déconcertant de Futuna lors de plusieurs nuits.

Scène impressionnante de quelques 5 à 7000 spectateurs (si j'ai bien retenu!).

JiffBiFaralPoticheGlingGling29

 
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