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23 septembre 2010 4 23 /09 /septembre /2010 09:38

Bleuniadur. Deux salles combles et un public charmé

Le Télégramme - 21 septembre 2010

 

Deuit ganin photo TGB

Avec deux salles combles samedi soir et dimanche après-midi, à Sainte-Thérèse, «Deuit ganin», la nouvelle création de Bleuniadur, a connu un triomphe. Fort de son image de rigueur et d'excellence, le ballet léonard possède un public fidèle qui ne cesse de s'étoffer. Le spectacle emprunte aux ingrédients des superproductions, sans temps morts et acrobatique à souhait. 




«On se laisse porter...» 



Entre costumes tourbillonnants, chants et musique avec Anne Auffret, Yann-Fañch Kemener, Eric Menneteau et Gwelloc'h, le public en avait plein les yeux et les oreilles. «On ne savait plus s'il fallait regarder ou écouter», confiait un spectateur enthousiaste au sortir du spectacle; «Alors, finalement, on s'est laissé porter...» De fait, l'enchantement a été maximum et c'est sur le poème «Les mains de mon père», un émouvant hommage à Naïg Rozmor, que s'est levé le rideau. Recueillement avant une féerie de couleurs déclinée par une suite de danses des pays plin, fisel et kost ar c'hoat. 



 

Passepieds et sardinières



«Ce nouveau spectacle est plus dépouillé, avait prévenu, Alain Salou, directeur artistique. S'il fallait employer l'image d'un parfum, ce serait un extrait, un condensé de la matière de Bretagne». Sur des chorégraphies de Fabrice David, Anthony Prigent, Alain Salou et Dragan Tripuvonic, la Bretagne a alors offert le meilleur de son art avec un bouquet de danses de Gouézec et Saint-Thois, des suites de passepieds du Penthièvre et de sardinières de Sud-Cornouaille, des rondes, gavottes et jabadaos du Pays bigouden, des danses de la montagne... 



 

Passion et communion



Des enfants du groupe Bleuniadur Gwenn, aux adultes étourdissants d'énergie comme lors de cette chorégraphie avec les bâtons, les jeunes artistes ont donné l'image d'un peuple qui danse avec passion, en communion avec le kan ha diskan, entonné par des chanteurs à la voix d'or. Yann-Fañch Kemener a conduit ensuite le public sur la route qui va de la terre à la scène. Invitation au voyage mais surtout à partager un pays, une mémoire et un imaginaire illustré par des centaines de costumes. «Notre énergie vient de vous», avait indiqué Alain Salou à l'adresse du public. Ce dernier a réservé un triomphe. Étourdissant.

 

Le Télégramme

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